samedi 21 décembre 2013

Thier à Liège: La Cité du Tribouillet, un beau condensé d’un siècle de logement social.

Résumé

Le quartier du Tribouillet au Thier à Liège offre un beau condensé d’un siècle de logement social. Il y a quelques années, j’y ai organisé une balade en conclusion d’un cycle de Robert Halleux et Généviève Xhayet sur le logement social. Le noyau le plus ancien est la cité jardin, la première réponse socialiste à la crise endémique du logement sous le capitalisme. En 1930 on construit autour de ce noyau presque 200 logements dans le cadre d’un concours d'habitations à bon marché. Les initiateurs étaient les membres belges des Congrès Internationaux d’Architecture Moderne (CIAM) et son antenne local le groupe l’Equerre.  Ils s’inspiraient d’une initiative de la ville de Stuttgart avec le Weissenhofsiedlung.
Après la deuxième guerre la Communauté du Charbon et de l’Acier (CECA) veut « remplacer les baraquements et logements de fortune, de faciliter la réinstallation des mineurs ». Un aspect de ces programmes est l’encouragement de systèmes préfabriqués.  Au Tribouillet une série de maisons ont été construites sur le modèle. Le gros de ces maisons ‘Thirifay’ se retrouvent sur le périmètre extérieur. Une partie se retrouvent au sein du périmètre de 1930 : ils remplacent les 111 maisons de l’expo de 1930 qui sont donc déjà démolies vingt ans plus tard à cause de leur piètre qualité.
Cite Bernalmont r. Renardi
Et, cerise sur le gâteau ‘Tribouillet’, dans les années ’80, l’architecte Pierre Arnould et l’ingénieur René Greisch construisent rue Renardi et rue Chapeauville une série de maisons qui sont pour moi, avec l’ilot Saint Georges de Charles Van den Hove, le top de l’habitat social de la fin du XX° siècle à Liège. Enfin, au milieu des années 1990, on construit un ensemble de logements sociaux et moyens rue LAVANISTE VOIE.
Pour ceux qui veulent élargir un peu la balade, de nombreux secteurs sont classés  en « zone maraîchère » dans le PCA. Le Thier à Liège est rempli de terrains maraîchers, ainsi que de vergers (rue COUPEE, rue MATRAÎFOSSE). Alors que la plupart des traces de l’ancienne activité charbonnière qui fut dominante sont en voie de disparition  (démolition de maisons de corons, charbonnage du Bernalmont reconverti en golf public, etc.), les repères visuels les plus forts du quartier sont constitués  par des reliefs artificiels issus de l’activité charbonnière :  les terrils de  « BATTERIE NOUVEAU», « BATTERIE ANCIEN», et les jumeaux «BERNALMONT» et « BIENVENUE » (à la limite de Liège et Herstal, mais faisant partie du « système paysager » du quartier). Enfin, au début des années 1990 un golf s’y est établi. Depuis 2006, un sentier de grande randonnée (SGR) parcourt le quartier (site du golf, terril du BERNALMONT) : il s’inscrit dans le sentier de la « Chaîne des Terrils » (1186 terrils de BERNISSART au plateau de  HERVE).

Les cités jardins, séparation du lieu de résidence du lieu de travail

En 1846 40% des ménages liégeois ne disposaient que d'une seule pièce. Le nombre moyen d'habitants par maison atteint 8 personnes à Liège. La législation pour l’amélioration de l’habitat ouvrier suit très exactement les épidémies de choléra. La loi de sur le logement social du 9 août 1889 permet à la Caisse Générale d’Epargne et de Retraite (CGER) d’accorder des prêts à taux réduit pour la construction ou l’achat de maisons ouvrières pour les travailleurs et les sociétés (ironie de l’histoire, un siècle plus tard, en 1998, c’est un socialiste, Elio Di Rupo, qui privatise cette CGER, pour la refiler à Fortis). La loi facilitait donc l’accès à la propriété aux ouvriers. De 1890 à 1914 on construit en Belgique plus de 60.000 de ces habitations.
Baraque Albert r. Belle Vue Herstal
Lors de la première guerre mondiale, 200.000 maisons ont été détruites. 20.000 logements préfabriqués  sont construits par le Fonds Albert. En 1930, 15146 ‘baraques’ existent toujours, dont 3242 dans la province de Liège. Aujourd’hui encore, certaines de ces baraques sont toujours habitées…
Après la guerre, la bourgeoisie concède le suffrage universel, et fait semblant de s’attaquer à la crise du logement. En 1919 on crée la Société Nationale des Habitations et Logements à Bon Marché (S.N.H.L.B.M.). Le Parti Ouvrier Belge (POB, aujourd’hui PS) dénonce la spéculation qui fait grimper le prix des terrains dans les villes, mais il capitule quand il faut passer aux actes. Son alternative, c’est d’implanter des cités jardins dans la périphérie, là où les terrains ne sont pas trop chers. Le développement des transports publics facilite cette stratégie. Pour Raphaël Verwilghen, directeur de l'office des régions dévastées, une heure de navette est le maximum acceptable. Ceci dit, à Liège, la plupart de ces cités se trouvent au dessus de la vallée, et les habitants doivent descendre les coteaux pour avoir accès à ces transports publics. La cité du Tribouillet par exemple ne verra apparaître les bus en 1930, avec la création de la ligne 24 SainteFoy-Thier à Liège
Les transports publics permettent donc une séparation du lieu de résidence du lieu de travail, contrairement à ce qui se faisait au XIXe siècle où les impasses et les corons avoisinaient les ateliers et les fabriques.
C’est à cette époque qu’est construit le noyau primitif de  la cité du Tribouillet. A Seraing
la Maison sérésienne construit les Biens communaux. On y remplace dans les années 1945-1960 encore des baraquements du fonds Albert. Le Home ougréen recycle un crassier d’Ougrée-Marihaye, sur le site des Forges et Laminoirs du Haut-Pré. L’Habitation jemeppienne construit la cité-jardin du Bois du Mont. La Maison liégeoise commence en 1921 la cité Naniot, en style cottage. En 1925 l’architecte Joseph Moutschen construit la Cité des Cortils à Jupille.
Ceci dit, les cités jardins ne sont pas le monopole des coopératives. Des patrons s’y mettent aussi, et avec un certain mérite point de vue architectural.
La cité du charbonnage de Cheratte, construite à partir de 1920, comptait 200 logements pour les familles et 128 chambres pour célibataires dans le phalanstère. Cette cité appartenant au charbonnage, ne pouvaient y vivre que les travailleurs du charbonnage. La cité comportait à ses entrées de lourdes grilles qui étaient fermées la nuit et les "étrangers" à la cité étaient sévèrement contrôlés par des gardes.

La cité du Tribouillet et l'exposition internationale de 1930

Le noyau primitif de  la cité du Tribouillet est donc construit à l’époque des cités jardins. En 1930 on construit autour de ce noyau presque 200 logements dans le cadre d’un concours d'habitations à bon marché. Le concours avait la prétention de proposer une confrontation internationale comparable à celle mise sur pied par la ville de Stuttgart en 1929. Le quartier devait devenir une sorte de Weissenhofsiedlung.
Un programme ambitieux : l’année avant s’était déclenché la crise économique qui allait se prolonger jusqu’en 1937 et le réarmement. A la base de ce projet il y a les congrès internationaux d'architecture moderne (CIAM). L’Institut Supérieur des Arts Décoratifs de l’Etat (ISAD) de La Cambre s’implique fortement dans ces congrès Ciam, avec Le Corbusier. Leur Congrès de 1930 s’organise justement à Bruxelles.
ill F. Muller
Le Ciam profite de l'exposition internationale de 1930, à l’occasion du centenaire de la Belgique, pour lancer ce concours d'habitations à bon marché au Thier à Liège.
Il avait été baptisé ‘la nouvelle Belgique’. Un titre un peu prétentieux, mais qui, tout compte fait, couvre assez bien la réalité du manque d’intérêt de cette Belgique centenaire pour l’habitat ouvrier. La crise est là et il faut construire « à bon marché ». Tellement bon marché qu’à peine vingt ans plus tard une partie de ces logements sera remplacé par les préfabriqués dans le cadre d’un programme CECA. En 1971 il restait 71 logements des 182 issus de l’expo, dont 14 seulement font encore partie du patrimoine de La Maison Liégeoise (75° anniversaire la maison liégeoise p39). Et encore : une bonne partie a été transformée sans trop de respect pour le style de l’époque. Ca mériterait une étude plus approfondie, parce qu’il ne reste pas beaucoup de traces de habitat social typique pour cette période.
Une des raisons pourquoi ce concours n’a pas laissé un souvenir impérissable est donc la crise économique. Une deuxième raison est qu’on s’orientait déjà vers des appartements en hauteur, en partie pour des raisons budgetaires. Dans ce cadre-là la Cité des Vennes est plus significative de l’habitat social en 1930 que ces maisons unifamiliales de l’expo de 1930 au Tribouillet.
Tympan de porte cité jardin
Mais revenons à notre concours de 1930. Dans les 1343 pages de fac simile de L’équerre d’octobre 1931 j’ai trouvé cette pépite : Jean Moutschen à propos du Tribouillet. L’architecte liégeois Jean Moutschen  avait fondé le Groupe l'Équerre, avec Victor Rogister, Émile Parent, Edgard Klutz, Albert Tibaux et Yvon Falaise. Ils se considéraient comme l’antenne locale des CIAM. Le lycée Léonie de Waha, le Palais des Fêtes de l'expo de 1939 (ex patinoire de Coronmeuse) et l’Institut Hazinelle, c’est lui. La déception est grande par rapport à l’objectif de départ : une confrontation internationale comparable à Stuttgart en 1929.
«  Les fêtes du Centenaire furent, pour Liège, l’occasion superbe de réaliser un champ d’essai comme le Werkbund à Stuttgart. A cet effet, le plateau du Tribouillet fut élu.
Dernière plateforme avant la plongée à pic dans la vallée de la Meuse,il constitue, bien qu’à proximité de la ville, un endroit d’une grande salubrité. Un concours fut ouvert entre différentes sociétés s’occupant de la construction de maisons. Il stipulait notamment qu’il s’agissait d’ériger des logements pour ouvriers ne devant pas coûter plus de 60.000 francs. Cette clause devait provoquer de la part des constructeurs l’application complète de la rationalisation la plus aigue et, partant de là, des œuvres d’un modernisme outrancier.
Hélas, il n’en fut rien.
En effet, à part quelques bâtiments réellement modernes, les autres font revivre un passé vermoulu ou, pis encore, du vieux pastiche de modernisme.
Ces résurrections non satisfaites d’ailleurs de leur manque de logique, ont largement dépassé le budget prévu.
Certaines allant même jusqu’à le doubler.
Considérant, d’une part, le régime des vents et, d’autre part, la vue magnifique qu’offre la vallée de la Meuse, la toiture terrasse semblait tout indiquée. La majorité des bâtiments sont coiffés par des couvertures où noues et arêtiers fusionnent.
Situés Nord-Sud, la plupart des rues seront en hiver poignardées par la bise, nul écran naturel ou artificiel n’étant d’ailleurs prévu.
Au lieu de répartir habilement les créations modernes parmi les autres afin d’aérer celles-ci, on les a groupées étroitement dans un coin de la cité où elles détonnent violemment.
Les œuvres des fauves ont été traitées en brebis galeuses, bien que certaines d’entre elles aient été les seules capables de respecter intégralement le règlement du concours ».
Ancien noyau cité jardin
C’est un jugement sévère, mais tout à fait typique pour le groupe l’Equerre qui part de le ligne abstraite et de la raison pure, avec des dadas bien personnels comme les toits terrasse. Signalons que sept ans plus tard cette brebis galeuse est nommé architecte municipal de la Ville de Liège…
La Maison Liégeoise cède deux hectares et demi à côté de la cité-jardin aménagée à partir de 1922, et y construit elle-même quatre maisons. La SNHBM y édifie 182 logements, autour de la place Herbert Hoover et les rues Charles Gothier, Charles Horion, Alphonse Tilkin et de l’Ermitage.
Plusieurs autres sociétés y construisent des maisons reflétant les styles architecturaux de l'époque : modernisme, art déco, cottage, styles régionaux, etc.
Joseph Moutschen, frère de Jean, y construit les maisons n°2, 3 et 4 de la rue Léopold Hanzé, et celles qui sont au coin, Rue Nicolas Pietkin sont probablement de lui aussi. L'ensemble a l'air cohérent. Il y en a une qui correspond parfaitement à celle qu'il avait construit pour lui, 40 Rue Jean-Jaures à Jupille (mais qu'il a remodifiée après la guerre avec les dommages de guerre d'un V1: c'est la n° 4. En fait elle a été occupée pas mal d'années par son frère Jean. Ce qui montre quand même jusqu’où allait l’implication de ces architectes dans leurs projets.
Casablance Bd. Solvay
A noter aussi plusieurs immeubles à appartements sur le BD SOLVAY, dont le n° 150-154, immeuble dit « Casablanca ».
On y trouve aussi des réalisations d'autres architectes prestigieux tels que Victor Bourgeois, Louis Herman de Koninck et Fernand Bodson, tous de La Cambre et fortement impliqués dans les Ciam.
De Koninck, construit le groupe de trois maisons sous un même volume à angle du Bd SOLVAY- et de la Rue Nicolas PIETKIN avec la technique des voiles de béton, pour le maître d’œuvre des Tramways Unifiés.  La maison est fortement remanié aujourd’hui (‘personalisé ou customisé’), sans respect pour le style cubiste d’origine.
Thème de l’expo 1930 ‘l’habitation à Loyer Bon Marché de type minimum
De Coninck voile beton armé Bd Solvay
Louis Herman De Koninck associé à Alfred Nyst réalisent pour le compte des Tramways Unifiés trois habitations minimums construites selon le système de voile de beton armé imaginé par De Koninck qui conçoit entièrement l’équipement d’un des trois logements. Il construit également un groupe de quatre maisons selon le système ‘Atholl Steel Houses’ qui consite en parois de tôles d’acier et cloisons intérieures en panneaux Celotex.
Victor Bourgeois construit deux maisons individuelles pour le compte du Foyer Jumetois, Boulevard Solvay 3-4 : deux petits appartements au-dessus de deux duplex, avec une cage d’escalier indépendante. Il applique un système révolutionnaire de béton coulé sur treillis, appelé Farcométal, du nom de l’entreprise productrice. Il introduit aussi la technique de paroi de tôle d’acier avec panneau intérieur en Celotex. Il y approfondit la notion d’espace minimum développé lors du CIAM de 1929 à Francfort.
Pietkin photo Homme et ville
Fernand Bodson y construit Rue Nicolas PIETKIN, 19-27 des maisons plus traditionnalistes, avec un plan articulé autour d’un foyer unique, proche des modèles russes et suédois, permettant de chauffer toute la maison. L’ossature est à briques porteuses, à toit légèrement pentu. Maitre dOeuvre « la société Uccloise pour la construction d’Habitation à bon Marché ».
Il y a aussi une maison Cockerill.
Ce concours est une rustine sur une jambe de bois: ces maisons-témoins servent à reloger des habitants d’Outre-Meuse dont les maisons avaient été abattues pour insalubrité.

Le modèle Thirifay, subsidié par la CECA

Maisons Thirifay (CECA)
Les Ciam devront attendre la fin de la deuxième guerre mondiale pour connaître la gloire. Et encore ! Les protagonistes des Ciam ne sont pas tellement sollicités pour les reconstructions. La Communauté du Charbon et de l’Acier (CECA) impose ses normes. Et ce programme CECA est lancé après avoir épuisé les moyens éprouvés en 1918 avec les baraques Albert: les baraques serviront de nouveau ; et les patrons charbonniers menacent d’expulsion les veuves et invalides, pour faire place à la main d’œuvre importée. « Les objectifs sont de remplacer les baraquements et logements de fortune, de faciliter la réinstallation des mineurs, de remédier à la pénurie de logements qui subsiste pour des raisons sociales, par exemple pour des travailleurs éloignés de leur travail ou séparés de leur famille ». (Communauté européenne. Avril - Mai 1961, n° 4-5; 5e année,  p. 2.)
Au 1er janvier 1961, les programmes en cours portaient sur 51 783 logements dont 34 946 étaient terminés.
Un aspect de ces programmes est l’encouragement de systèmes préfab.
Système FARCO Victor Bourgeois
Au Tribouillet une série de maisons ont été construites sur le modèle Thirifay, subsidié par la CECA. On retrouve d’ailleurs des maisons de ce type dans plusieurs cités de la région: des assemblages de béton creux avec des murs extérieurs en béton cendrée reliés à une ossature légère en béton armé. L’aspect extérieur est composé de gravier roulé aggloméré sur des plaques de béton armé de 5 cm d’épaisseur. « Le salut de l’architecture c’est la dèche », était le leitmotiv de Victor Bourgeois. Le gros de ces maisons ‘Thirifay’ se retrouvent sur le périmètre extérieur. Une partie se retrouvent au sein du périmètre de 1930 : ils remplacent 111 maisons démolies datant de l’expo de 1930.
Et, cerise sur le gâteau ‘Tribouillet’, dans les années ’80, l’architecte Pierre Arnould et l’ingénieur René Greisch ont construit rue Renardi et rue Chapeauville une série de maisons qui sont pour moi, avec l’ilot Saint Georges de Charles Van den Hove, le top de l’habitat social de la fin du XX° siècle à Liège. Sur les techniques utilisés par  Arnould et Greisch dans la petite cité Rue Renardi, il y a qqs pages dans « De l’utopie au réel » .
Enfin, au milieu des années 1990, l’ensemble de qualité de logements sociaux et moyens de la rue LAVANISTE VOIE.
La cité Renardi ne correspond malheureusement pas à la réalité de l’habitat social après la seconde guerre
démolition Droixhe
mondiale. La Loi BRUNFAUT (PS) facilite la construction de grands ensembles. On produit 6000 logements par année, entre 1951 et 1970. Ce chiffre est même doublé entre 71 et 80.A partir du point de vue Solvay nous avons une belle vue sur la cité deDroixhe. « Construit début des années 60, sur un site jusqu'alors vierge, la Plaine de Droixhe était un modèle, unique en Belgique, de construction d'habitations. Ce paradis dernier cri comprenait un ensemble d'immeubles, avec toutes les commodités, des parcs et des infrastructures publiques de premier plan. C'était le quartier rêvé à entendre les anciens du quartier ».
Aujourd’hui, à Droixhe, une rénovation- démolition a commencée.

La régionalisation du logement : tout ça pour ça ?

Siège charbonnage Batterie
La crise de 1975 sonne la fin de ces programmes ambitieux. On retombe à 2405 réalisations entre 81 et 1990. Cela coïncide avec la régionalisation. En 1974 le logement devient matière régionale. 1984 voit la création de la Société wallonne du Logement en remplacement de la Société nationale du Logement et de la Société nationale.
Durant les années 80 à 91, on n’investit plus dans le logement public.
En ne tenant compte que des maisons locatives, nous sommes évidemment très (trop) sévères par rapport à la politique belge de logement, dont l’objectif premier a été depuis le début l’acquisition. Fin 2003 74 % des Belges sont propriétaires de leur logement, contre 65 % en 1996.
charbonnage Batterie
Le patrimoine social locatif en Wallonie, qui compte 102 000 unités, recèle des « déficiences techniques importantes » dans quelque 35 874 logements, soit plus de 35 % de l'ensemble. En 2000, dans un rapport, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies s'inquiétait « de la pénurie considérable de logements sociaux en Belgique ». Fin 2009, 30.000 familles wallonnes sont inscrites sur les listes d'attente.
Ce bilan m’amène à clôturer ce blog avec un grand point d’interrogation. La régionalisation du logement : tout ça pour ça ?

Sources

Cités jardins 1920-1940 archives d’architecture moderne 1000-00202256-6
isbn 2-87143-083-7 p89 Tribouillet
« De l’utopie au réel », plaquette du 75° anniversaire de la maison liégeoise
Archives de la ville de Liège, fond spécial exposition de Liège 1930, 577 boîtes et classeurs.
DE SUTTER, Anne-Sophie, Les expositions internationales de Liège et d’Anvers en 1930, mémoire de licence, faculté de philosophie et lettres, Université Catholique de Louvain, 1994.
KULA, Sébastien, L'Exposition Internationale de Liège 1930, mémoire de licence, faculté de philosophie et lettres, Université de Liège, 2006.

http://www.thieraliege.be/index.php?option=com_content&task=view&id=17&Itemid=30 François Demarteau, mémoire vivante du Thier-à-Liège

1 commentaire:

Mia Mossberg78 a dit…

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